La nécessaire protection. L'argument linguistique

La vitalité linguistique d'une communauté est d'une importance capitale pour son dynamisme. Comme on vient de le voir, la langue contribue en partie à définir l'appartenance nationale. Autrement dit, elle est un facteur identitaire fondamental. Elle est ensuite un véhicule important de la culture. On peut même dire qu'elle est parfois la matière même de la culture, ce dans quoi celle-ci trouve son ancrage. Elle joue en outre un rôle essentiel dans la création et le maintien de solidarités réelles entre les citoyens. Elle est ce qui permet aux individus de communiquer entre eux, de se transmettre de l'information, de favoriser les apprentissages. Enfin, parce que la langue est la fibre nerveuse d'une nation, elle constitue aussi un important facteur d'intégration.


La situation actuelle du français
Puisque la fécondité est depuis longtemps extrêmement faible au Québec, il faut favoriser l'immigration et l'intégration en français des immigrants à la société québécoise (6). Mais la loi 101 n'a pas suffi à régler la question linguistique parce que la Charte canadienne lui a ôté du mordant (7). Jusqu'à maintenant, le principal changement à cet égard aura été d'imposer le remplacement de la clause Québec par la clause Canada. Ensuite, avec l'adoption de la loi 101, les francophones ont acquis un sentiment injustifié de sécurité linguistique. Enfin, la loi 101 ne s'accompagne pas de l'outil d'identification à l'État qu'est la citoyenneté. Trop d'immigrants arrivant au Québec s'intègrent à la langue de la majorité canadienne et perçoivent le français comme une langue minoritaire. Plus de 60% d'entre eux conservent leur langue maternelle comme langue d'usage à la maison (8). Certes, il ne s'agit pas de préconiser l'assimilation des immigrants; le français doit être une langue d'intégration, et non d'assimilation. Mais, dans le contexte d'une compétition entre le français et l'anglais dans la vie publique, ces chiffres révèlent tout de même la tâche qu'il nous reste à accomplir et les obstacles qu'il faut lever pour s'assurer que les allophones acquièrent une maîtrise suffisante de la langue commune (9).

L'usage de l'anglais est encore trop répandu chez les allophones et même chez les francophones au Québec. Il est vrai qu'entre 1976 et 1991, 70% des immigrants allophones qui ont changé de langue d'usage ont été intégrés à la communauté francophone (10). Mais depuis le début des années 70, dans les travaux de démographes comme Jacques Henripin, on admet que l'intégration des immigrants doit être de 85% à la communauté francophone et de 15% à la minorité anglophone pour ne pas perturber l'équilibre entre les deux communautés (11). À cause de la permanence de la sous-fécondité et d'une forte immigration, le poids relatif du français en termes de langue maternelle a commencé à baisser au Québec à partir du milieu des années 80. Cela pouvait naguère être compensé par la migration interprovinciale : les anglophones étaient naturellement enclins à plus de mobilité. Mais cela n'est plus vrai. Depuis le référendum de 1980, le phénomène de la mobilité des anglophones s'est résorbé.

Il serait de toute façon impensable et politiquement, moralement et socialement inacceptable de compter sur le départ des anglophones pour conserver au français sa place au Québec. Par ailleurs, le taux de natalité ne remonte toujours pas. Il importe donc que le Québec s'assure le contrôle exclusif de son immigration et de sa politique linguistique en se donnant un cadre national dans lequel les néo-Québécois reconnaîtront le français comme langue commune et trouveront naturel de l'utiliser afin d'achever leur intégration comme citoyens à part entière.

La souveraineté est en plus une garantie d'émancipation sur le plan linguistique. Elle permet tout d'abord que soit remise entre les mains d'un gouvernement représentatif la responsabilité de la promotion et de la protection de la langue; elle permet ensuite d'affirmer la spécificité du Québec dans sa façon de concevoir et de gérer sa politique linguistique. La langue française n'est pas en danger de disparaître à court terme au Québec. Cependant, les indicateurs ne sont pas toujours très encourageants, et les démographes prévoient que les francophones seront minoritaires sur l'île de Montréal au tournant de l'an deux mille (12). Le problème est accru du fait que la manière typiquement québécoise, qui consiste à admettre des droits collectifs, à les rendre explicites et à judiciariser la nécessité d'intégrer linguistiquement les immigrants à la majorité, continue de faire l'objet de contestations devant les tribunaux.


L'Accord du Lac Meech
Certains prétendent que le fédéralisme est assez souple pour admettre le maintien d'une politique linguistique comme la loi 101, mais rien n'est moins sûr. Là comme ailleurs, les Québécois et Québécoises font face à un blocage systématique.

L'Accord du Lac Meech, qui contenait une clause de société distincte dont le principal mérite était de conférer une légitimité aux lois linguistiques québécoises, a été rejeté par une majorité de Canadiens et Canadiennes. D'aucuns ont invoqué le fait que l'Accord n'a été battu que par la décision de quelques individus, dont Elijah Harper, député manitobain, et Clyde Wells, premier ministre de Terre-Neuve, suite à des procédures techniques d'adoption de l'entente constitutionnelle. En réalité, l'Accord était rejeté dans tous les sondages par la très grande majorité des Canadiens anglais. Une fois cela admis, on peut se demander pourquoi. Une réponse souvent proposée est que les Canadiens anglais se sont opposés au processus même de négociation. Autrement dit, ils auraient été d'accord avec l'entente comme telle, mais auraient quand même eu tendance à s'y opposer parce qu'elle aurait été négociée à huis clos entre onze premiers ministres, et conclue sans que le peuple canadien n'ait été consulté. Cette explication ne résistant pas beaucoup à l'analyse, on s'empresse d'ajouter que l'Accord avait comme défaut d'exclure toute une série de questions relatives aux autochtones, aux femmes, à la réforme du Sénat et bien d'autres encore. Autrement dit, les Canadiens et Canadiennes en auraient eu contre des accords faits à la pièce et n'auraient voulu entériner que des package deals (13). Cela en dit déjà long sur la perception de la différence québécoise qui, aux yeux des Canadiens et Canadiennes, se perd tellement dans un ensemble de différences qu'elle ne mérite même pas de faire l'objet d'une entente séparée. Mais un autre argument vient à la rescousse de ceux qui cherchent à justifier le refus des Canadiens anglais. Avec la clause de société distincte, le Québec risquait de justifier la loi 178. Cette loi maintenait la langue française comme seule langue d'affichage en dépit d'un jugement de la Cour suprême, et ce même si elle s'appuyait sur une clause dérogatoire contenue dans la Constitution. Selon de nombreux Canadiens et Canadiennes, le Québec risquait d'adopter des mesures brimant les droits individuels des membres de sa minorité linguistique anglophone. La crainte était plus spécifiquement de voir la clause de société distincte l'emporter sur la charte des droits et libertés.

Une fois qu'on admet cela, on entre justement au coeur du désaccord. Avec l'entente constitutionnelle de 1982, le Canada anglais a voulu se doter d'une constitution qui faisait la sourde oreille à une reconnaissance des droits collectifs de ses nations constitutives, à l'exception des Premières nations. Même si cette constitution n'est pas de part en part individualiste, elle est d'abord et avant tout d'inspiration individualiste. Et les Canadiens et Canadiennes ne semblent pas vouloir que cohabitent au sein du texte constitutionnel des clauses garantissant des droits collectifs linguistiques et des clauses protégeant les droits individuels. On peut même affirmer que certaines clauses de la Charte des droits enchâssée dans la Constitution (article 23) avaient pour but de limiter le pouvoir législatif du Québec en matière linguistique.

Comme on le voit, le refus d'admettre une clause aussi modeste que celle de société distincte, qui ne pouvait avoir d'impact qu'en matière linguistique et qui ne pouvait pas être utilisée pour justifier une nouvelle distribution des pouvoirs, en dit long sur l'inaptitude des Canadiens anglais à penser de façon nouvelle l'existence d'un État libéral pluraliste. Ce refus en dit long sur l'incapacité des Canadiens et Canadiennes à concevoir leur propre pays comme un État multinational. Les Canadiens et Canadiennes ont beau se vanter de leur politique de multiculturalisme, ils ont en fait toujours été dans l'incapacité de reconnaître la "diversité profonde" des peuples à l'origine du Canada, pour employer une expression chère à Charles Taylor. Cela se révèle aussi dans leur incapacité à reconnaître aux Québécois et Québécoises la responsabilité de promouvoir et protéger sur le territoire du Québec les droits collectifs linguistiques de la majorité francophone, de la minorité anglophone et des nations autochtones.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le Canada a donc rejeté le principe de société distincte qui constituait une façon simple de résoudre au moins la question linguistique. Certains prétendent que le cadre fédéral a permis au Québec de promulguer ses propres lois linguistiques, mais la constitutionalité et le contenu de ces lois ont sans cesse été remis en question. Puisque la clause de société distincte, qui aurait pu être invoquée pour parer à ce genre d'attaques, a été rejetée, il y a tout lieu de penser que l'interruption de la contestation de nos lois linguistiques devant les tribunaux est due non pas à la satisfaction relative des Canadiens et Canadiennes, mais bien plutôt à une trève visant à ne pas jeter de l'huile sur le feu à la veille du référendum.


Une responsabilité québécoise
En prenant le contrôle de sa destinée linguistique, le Québec se donne les moyens de gérer les choses à sa façon en démontrant une ouverture originale à l'égard des droits collectifs des groupes vivant sur son territoire, en accord avec sa propre Charte des droits et libertés. Quel problème y a-t-il à autoriser ainsi la cohabitation de droits individuels et de droits collectifs au sein d'une constitution? Ces différentes clauses risquent sans doute d'entrer en tension les unes avec les autres, mais la même chose peut être dite au sujet des droits individuels qui peuvent, eux aussi, être invoqués les uns contre les autres. En devenant souverain, le Québec pourra, de façon progressiste, constitutionnaliser les droits collectifs de la majorité francophone en instituant la langue française comme langue commune, en même temps qu'il reconnaîtra les droits linguistiques de la minorité anglophone et des nations autochtones.

La communauté anglophone du Québec est le prolongement d'une nation voisine, elle a joué un rôle historique dans la création d'institutions sur le territoire du Québec, et elle se conçoit d'abord et avant tout comme appartenant à une autre nation. Il convient donc de lui reconnaître le statut de minorité nationale et de constitutionnaliser ses droits collectifs à promouvoir et protéger ses propres institutions. La même chose vaut concernant les droits linguistiques des communautés autochtones qui, elles, doivent être considérées comme des nations à part entière.

On dit souvent que l'accession du Québec à la souveraineté marquera un recul pour les droits des francophones du reste du Canada, mais il ne faut pas blâmer le Québec à cet égard. Celui-ci se soucie du sort des franco-canadiens et les appuiera moralement et financièrement dans leur lutte. Tout comme il reconnaît les droits collectifs de sa minorité anglophone, il incitera le gouvernement canadien à en faire autant à l'égard des droits collectifs des minorités francophones qui doivent, de façon symétrique, être considérées comme des minorités nationales ou des nations (dans le cas des Acadiens) vivant sur le territoire canadien.

Le fait que trop d'immigrants s'intègrent à la communauté anglophone, que les francophones deviendront bientôt minoritaires sur l'île de Montréal, et que le Canada n'est pas prêt à constitutionnaliser la légitimité des législations linguistiques québécoises, ne suffisent peut-être pas encore à tenir un discours alarmiste sur la situation du français au Québec. Mais s'il fallait qu'en plus de tout cela, face à l'intransigeance de l'État fédéral et des Canadiens et Canadiennes qui refusent de reconnaître le caractère multinational du Canada, les Québécoises et Québécois disent NON à la souveraineté du Québec, les angoisses et les inquiétudes réapparaîtraient inévitablement, et nous serions alors replongés dans de vives tensions linguistiques. L'élargissement de l'accès à l'école anglaise serait l'un des premiers dossiers qui serait réouvert. C'est dans le but d'empêcher ce retour en arrière que la souveraineté constitue un outil indispensable à l'émancipation du peuple québécois.
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# Posté le lundi 01 décembre 2008 08:52

Québec en chiffres

J'ai entendu quelqu'un me dire que le Québec s'effondrait sur lui même, que son économie ne serait rien sans le Canada...

Le Québec a une économie post-industrielle moderne avec une balance commerciale positive. Depuis la signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALE) en 1987, les exportations du Québec vers le territoire américain ont considérablement augmenté.

En 2006, le PIB du Québec s'élève à 230,6 milliards de $ US PPA, soit 19,7 % du PIB canadien. Bien que 94e dans le monde au chapitre de la population pour la même année, le Québec occupe ainsi le 40e rang pour ce qui est de la taille de son économie, derrière la Norvège (38e), la Suisse (35e), l'Autriche (33e) et la Suède (32e), mais devant le Portugal (42e), le Danemark (46e), la Finlande (50e) et l'Irlande (51e). Le produit intérieur brut par habitant du Québec atteint, en 2006, 30 143 $ US PPA, derrière Singapour et la France, mais devant l'Italie et l'Espagne. Le Québec occupe ainsi la 22e position en 2006. En tenant compte de l'ensemble du commerce extérieur de biens et de services, y compris le commerce interprovincial du Québec qui vaut 36,1 % des exportations vers toutes les destinations en 2006, les exportations du Québec s'établissent à 52,5 % de son PIB.

Aérospatiale

L'industrie aérospatiale du Québec se classe au 6e rang mondial pour sa valeur de production. Montréal est le deuxième centre aérospatial après Seattle et avant Toulouse. En 2002, le secteur aérospatial comptait environ 260 compagnies employant quelque 40 000 personnes. Divers organismes internationaux ont établi leur siège social au Québec, notamment l'Association internationale du transport aérien et l'Organisation de l'aviation civile internationale.

Transport terrestre

L'industrie du ferroviaire et routier générait des revenus de 7,2 milliards au début de 2004. L'industrie emploie environ 35 000 personnes. De grands constructeurs tel Bombardier, PACCAR, le NovaBUS, Prévost CAR, et Komatsu y participent avec un grand nombre de fournisseurs et sous-traitants.

Biotechnologie

Le compte environ 130 compagnies employant 4 700 personnes dans l'industrie des biotechnologies. L'industrie québécoise se classe troisièmement en Amérique du nord pour sa taille, juste après la Californie et le Massachusetts.

Mines

Le Québec est l'un des 10 plus grands producteurs au monde dans le secteur minier. C'est le deuxième plus grand producteur d'or et de fer au Canada et le deuxième producteur de niobium au monde. La province comporte 22 mines actives, 158 firmes d'exploration et 12 entreprises de première transformation (4 fonderies et affineries, 4 cimenteries, 3 usines de production de chaux et une usine de production d'argile). Environ 30 minéraux sont exploités, les plus importants étant l'or, le fer, le titanium, l'amiante, le cuivre, le zinc et l'argent. On estime que 40 % du potentiel minéral du Québec a été découvert. En 2005, les exportations de la province en minéraux et métaux atteignaient 1,46 milliard et les investissements, 1 milliard. En 2006, l'industrie génèrait 13 373 emplois directs. De ce nombre, 9482 sont attribuables à l'exploration et à l'extraction minière.

Exportations

Le Québec exporte pour 64,7 milliards de $ US en 2006 et, par conséquent, il est le 37e exportateur sur les marchés internationaux.

* Produits alimentaires : 3340 millions USD
* Bois et papier : 9902 millions USD
* Textile : 3045 millions USD
* Minéraux et produits miniers : 10598 millions USD
* Produits chimiques et pétrochimiques : 3877 millions USD
* Machinerie et outils : 4581 millions USD
* Matériaux de transport : 15750 millions USD
* Produits électriques, électroniques et de télécommunications : 7172 millions USD
* Electricité : 832 millions USD
* Produits non-catégorisés : 9146 millions USD
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 22:25

1001 raisons de...

Quelques dates historiques qui prennent 5-10 minutes à lire, mais qui résument très bien ce qui nous est arrivé...



1760 Le Québec, alors appelé Nouvelle-France, devient une colonie britanique à la suite de la guerre ayant mené à la CONQUÊTE. C'est le début d'une longue histoire de trahison et d'injustices entre les anglais (canadiens et britanniques) et le Québec
1763 PROCLAMATION ROYALE: Par décret britannique, le territoire du Québec est réduit à un petit rectangle autours de la vallée du Saint-Laurent. Les gouverneurs recoivent aussi un ordre: assimiler les Québecois aux anglais. On veut que le Québec change de langue, de lois et de coutumes. Bref, on veut changer notre identité.

1774 ACTE DE QUÉBEC: De peur que le Québec ne vienne en aide aux révolutionnaires américains, les Anglais tentent d'acheter le Québec et l'Eglise Catholique en leur offrant des conssessions. Ce plan ne réussira qu'à moitié.

1791 ACTE CONSTITUTIONNEL: En plus de donner le tiers du territoire québécois aux Anglais nouvellement arrivés, les Anglais tentent de nous jouer avec l'illusion d'une démocratie. En vérité, les Québécois, biens que majoritaires, n'ont aucun pouvoir et sont contrôlés par la minorité anglaise. (Ça ne vous rappelle pas l'Afrique du sud?)

1810 Le gouverneur Craig, sous la pression du clergé et des Britanniques, ordonne la saisie des presses du journal francophone le Canadien et l'arrestation de ses principaux rédacteurs.

±1815 La chambre d'assemblée (Québec) accepte d'équilibrer le budget du Gouvernement à condition de savoir où l'argent va. Les Anglais refusent de nous le dire. Le Québec décidera donc d'arrêter de verser les taxes de douanes au Haut-Canada (Anglais) C'est tout à fait légal.

1832 À Montréal, les troupes britanniques chargent des manifestants lors d'une élection partielle. Trois francophones sont tués.

1834 Les 92 RESOLUTIONS Le Québec envoie à Londres un documents contenant 92 demandes. Ce document est très facile à résumer: on veut une vraie DÉMOCRATIE.

1837 Trois ans plus tard, Londres répond au Québec: Non, vous ne méritez pas d'avoir une vraie démocratie. On enlève même des pouvoirs aux Québécois: Désormais le gouvernement pourra prendre ce qu'il veut dans le budget de la Chambre d'assemblée(Québec).On se fout complètement des droits des Québecois et en plus on prend notre argent

1837-1838 Des troubles armés commencent au Québec. L'armée anglaise écrase impitoyablement ces petis groupes armés, nommés Patriotes, et incendie des villages. Des femmes et des enfants seront jetés hors de leurs foyers à l'approche de l'hiver. Au total, 1500 personnes seront arrêtées.

1838 Le 27 février, les magistrats de la ville de Montréal, soumis aux autorités britanniques, changent le nom de « Place Papineau » pour « Place de la reine », et le « Chemin Papineau » pour « Chemin Victoria ». Sans commentaires.

1838 Le 27 mai, Lord Durham remet son rapport sur le Québec, le RAPPORT DURHAM. C'est un flot d'injures qui traduit bien la vision d'hier et d'aujourd'hui des Canadien-anglais vs le peuple Québecois « On vas finir par les assimiller ».

1839 Le 15 février, 12 Patriotes, dont Marie Thomas Chevalier de Lorimier, sont pendus suite aux révoltes de 1837-38.

1840 ACTE D'UNION. Les anglais trouvent une autre façon de tenter d'assimiler le Québec: Ils joignent les deux Canada (Haut et Bas). En plus, ils fusionnent les deux dettes des deux Canadas. * LE QUÉBEC A PAYÉ DE SA POCHE LE DEVELOPPEMENT DE L'ONTARIO, qui avait des dettes énormément plus importantes que celle du Bas-Canada.

1848: Le Canada obtient enfin un semblant de démocratie: Le gouverneur (anglais) décide d'accepter tous les projets de loi qui lui seront présentés. La chambre d'assemblée donne de l'argent aux familles dont les maisons ont été injustement incendiées en 1837-38. Une telle loi avait été adoptée pour le Haut-Canada auparavant. Fous de rage que les Québecois reçoivent un peu d'argent, les Anglais INCENDIENT LE PARLEMENT DE MONTRÉAL, qui n'y reviendra jamais.

1867 Maintenant que les Anglais sont plus nombreux grâce à une immigration massive, ils réclament la Représentation proportionnelle.

1867 Le Québec devient une province dans le Dominion of Canada ( le Canada lui-même est encore une colonie sous domination britannique). 80% des pouvoirs vont au gouvernement central, dominé par les anglais.

1869 Révolte des métis francophones au Manitoba alors à majorité francophone. Un soldat anglais est reconnu coupable de meutre au Manitoba. Selon leurs lois, il sera pendu. Furieux de devoir obéir aux lois des francophones, les Anglais chercheront un moyen de se venger. Riel, le chef des métis, sera pendu en1885.

1871 Au Nouveau-Brunswick, où il y a beaucoup de francophones, le Common School Act suprime les écoles catholiques et l'enseignement du français au primaire.

1875 Création de la Cour Suprême du Canada, avec une grande majorité de juges anglophones

1877 Comme au Nouveau-Brunswick, le francais est retiré des écoles sur l'Île-du-Prince-Edouard, au grand détriment des nombreux acadiens (francophones).

1881: Le parlement fédéral transfère de Montréal vers Ottawa les bureaux, laboratoires et le musée de la commission géologique du Canada.

1885 Riel se constitue prisonnier. Après un procès comportant de nombreuses irrégularités, il sera pendu le 16 novembre.

1890 Le Québec permet la création de plusieurs écoles anglaises aux Québec. Trop pressés de nous remercier et de tenir leurs promesses (sarcasme), les anglais fermeront toutes les écoles francaises au Manitoba. Les francophones du Manitoba sont obligés d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise.

1900 Le gouvernement fédéral s'oppose à la création des premières Caisses populaires.

1905 Dans, sa constitution, la Saskachewan ne fait aucune mention du français. les écoles françaises doivent se limiter à une heure de français par jour. L'Alberta, elle, réduit ça à une demie-heure et seulement en première et deuxième année.

1912 L'Ontario réduit l'usage du français à la première année dans les écoles billingues (Franco-Ontariennes)

1916 Finallement, le Manitoba abolit complètement l'enseignement du français

1916 Ottawa introduit une taxe temporaire dans un domaine provincial. Ces taxes sont encore en vigueur après plus de 80 ans.

1918 Cinq jours de manifestation à Québec contre le service millitaire obligatoire. Un régiment de Toronto charge la foule et tire à la mitrailleuse. 5 morts et plus de 70 blessés.

1929 Londres enlève le Labrador au Québec et le donne à Terre-Neuve, qui ne fait même pas encore partie du Canada.

1930 C'est au tour de la Saskachewan d'abolir le francais de ses écoles.

1931 La cour suprême décide que seul le Fédéral a juridiction sur la Radio, ce qui sera confirmé par Londres en 1932. La radio relève pourtant de la culture, un domaine provincial.

1939 La cour suprême décide que les Inuit relèvent du Fédéral (pour mieux les exploiter ou les contrôler)

1939-45 Deuxième Guerre mondiale: Le Québec ne veut pas du service militaire obligatoire. Le premier ministre, lors des élections, promet au Québec que cela n'arrivera pas. Peu après, il demande à la population CANADIENNE de le libérer de la promesse faite au QUÉBEC. Drôle de manière de rire de nous.

1941 Ottawa impose une loi pour emprunter de l'argent au Québec. En 6 ans, nous perdront plus de 2 milliard. Ottawa nous en rendra seulement 5%

1964 SAMEDI DE LA MATRAQUE à Québec. Répression brutale contre une foule sans armes.

1968 Peu après son élection, Pierre-Elliot Trudeau parle du « Lousy French » ou « Francais Dégueulasse » des francophones québecois.

1969 Ottawa décide de construire un aréoport à Montréal. Malgré l'opposition du Québec qui favorise un autre site, le Fédéral expropriera 97000 acres (7% des meilleures terres agricoles du Québec). Mal située, Mirabel affaibliera Montréal et n'utilisera finallement que 5000 acres (5% de ce qui a été exproprié).

1970 À la suite de l'assassinat de Pierre Laporte, Pierre-Eliot Trudeau déclare la Loi des mesures de guerre. L'armée canadienne envahit le Québec, Montréal est sous le siège, les artistes et souverainistes sont arrêtés sans aucune preuve. On tentra d'associer le Parti Québecois au FLQ, le mouvement armé. Tout ceci n'est qu'une grosse mascarade politique.

1971 Par une nouvelle loi de Pierre-Eliot Trudeau, le Québec passe de peuple fondateur à ethnie canadienne parmie d'autres

1973: A la suite d'une demande de Trudeau, la Gendarmerie royale VOLE par effraction la liste des membres du PQ

1977 Jean Chrétien devient ministre des Finances. L'année suivante, le déficit atteindra un sommet record de 10 MILLIARDS

1978 Comme pour la radio, la cour suprême déclare que la télévision revient au Fédéral

1979 La cour Suprême, encore, déclare inconstitutionnelle la Loi 101, qui protège le Français

1980 Premier référendum sur l'indépendance du Québec Trudeau promet aux Québécois que s'ils restent dans le Canada, il acceptera leurs demandes. 60% non au référendum, TRUDEAU NE RESPECTERA PAS SES PROMESSES. Enfreignant la loi électorale québécoise, le Fédéral dépense 17 MILLIONS de $ dans une campagne pour le NON.

1982 Le canada rapatrie la constitution de Londres sans l'accord du Québec. La cour suprême déclare: LE CANADA N'A PAS BESOIN DU QUÉBEC POUR PRENDRE SES DÉCISIONS. Le Canada profite de nos ressources, mais on n'a pas un maudit mot à dire sur notre avenir. Les changements promis par Trudeau ne sont pas ceux auquels ont s'attendait

1984 Mulroney promet de réparer les torts causés par Trudeau au Québec. On en vient à une entente: L'accord du lac Meech:

Le Québec est une société distincte
3 juges francophones à la cour suprême
Le Québec peut controler son immigration
Droit de véto sur les lois fédérales
Sénat proportionnel à la population
JEAN CHRÉTIEN IRA PERSONNELLEMENT DEMANDER A TERRE-NEUVE DE NE PAS ACCEPTER CE DOCUMENT.
1987 Robert Bourassa revient sur sa promesse de rétablir l'affichage billingue

1988: La cour suprême, encore et toujours, déclare illégal l'unilinguisme Français

1989 Des Ontariens de Sault-Ste-Marie PIÉTINENT le drapeau du Québec devant une caméra de télévision.

1989 Pierre-Elliot Trudeau traite les nationalistes de « Pleurnichards » et « Maitres Chanteurs »

1990 Une étude de la plus importante firme américaine conclue que l'éconnomie du Québec est largement suffisante pour lui permettre d'accéder à la souverainetée.2 autres études canadiennes, une pour la Bank of Montréal, et une du mouvement Desjardins l'appuient. Jean Chrétient réfute ces conclusions.

1990 À cause du Fédéral, Hydro Québec ne peut conclure un contract de 7,6 MILLIONS avec le Vermont.

1990 Robert Bourassa n'a pas tenu sa promesse de consacrer 1% du budget à la culture.

1990 Selon une étude du Conseil économique du Canada, un Québec souverain surmonterait ses éventuelles difficultées éconnomiques. Peu après, Mulronney abolit ce conseil.

1990 Le Canada reconnait l'indépendance de l'Ukraine. Mulroney refuse de faire une comparaison avec le Québec

1992 La dette du Canada s'élève à plus de 500 milliards.

1992 Entente de Charlottetown. Le parlement fait de ridicules offres au Québec. Le Québec refusera ces ridicules offres et le reste du canada aussi parce qu'ils croient que le Québec devrait s'écraser.

1993 Élections fédérales: Jean Chrétien promet (en 1990) d'annuler la TPS. Une fois au pouvoir, il affirme n'avoir jamais promit cela, malgré les nombreux documents vidéos

1995: Des fédéralistes déclarent, dans une conversation, que si le OUI passe, « le devoir de Chrétien sera de faire souffrir le Québec

1995 Deuxième référendum. Le non l'emporte à 50,6 %, principalement à cause de l'argent des anglais et du vote des immigrants qui ne comprennent pas encore nos problèmes. Plusieurs irrégularités surviennent durant le référendum

1995: les effets du TSC (transfert social canadien) se font sentir après le référendum.

1995 Le réseau TVA dévoile un document préparé pour le PLQ. D'après les fédéralistes, le Québec doit procéder par « une démarche d'affirmation tranquille ». Autrement dit, si on s'écrase et qu'on fait le beau, ils nous donneront peut-être le droit d'aller sur le divan. Le PLQ dit ne jamais avoir écrit ce document. 5 jours plus tard, Daniel Johnson en reprends de larges extraits dans son discours.

1995 Rapport annuel du commissaire sur la langue. 25 ans après l'adoption de la Loi sur les Langues officielles, 56% des fonctionnaires francophonnes doivent travailler en anglais; 4 province refusent les écoles en français pour leurs minorités (les anglais ont des écoles anglaises au Québec). En fait, cette loi n'est respectée qu'au Québec. Apparamment, les anglais respectent la loi quand ca fait leur affaire.

1995 en 10ans, le Québec à perdu 11milliards en transfers fédéraux.

1996 Jean Chrétien manque d'étrangler Bill Clennet, un manifestant québécois. L'affaire est rapidement « étouffée ».

1997 L'institut Fraser déclare que le Québec devrait aquérir la souverainetée d'ici 2002.

1997 Le 18 décembre, un expert internationnal appuie le Québec: il n'a pas de permission à demander au Canada, et ce dernier tente selon lui une « grossière tentative de manipulation politique » en livrant la question à la cour suprême.

Aujourd'hui: A vous de deviner: Comment les fédéralistes tenteront-t'ils de profiter du Québec la prochaine fois? A chaque fois qu'ils ont peur, ils déclarent : "Si vous restez ça va changer" Vous savez maintenant de quoi il est question, ça a toujours changé pour le pire.

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# Posté le vendredi 23 mai 2008 21:30

http://www.souverainete.info/quoi.htm

Petits extraits tirés de ce site: http://www.souverainete.info/quoi.htm très complet. Alors les voici:

Voici ce que le Québec a, comparé a bien d'autres pays (désolé des accents manquants, mon clavier est anglais). Notez que notre PIB, au plus récent recensement, était de 265.1G, et non le chiffre inscrit dans ces extraits. Avec ce que nous produisons, notre scolarité exemplaire, notre revenu, notre caractère, dites-moi que la souveraineté est impossible... Voici donc les grandes lignes, car tout copier coller serait trop volumineux, allez faire un tour sur leur site web. Bonne lecture...Cela ne vous dit pas d'avoir un Québec libre, vivant dans une consitution faite par nous, ET NON UNE QUI NOUS EST IMPOSÉE?! Merde réveillez-vous...

Alors:

Un vaste et riche territoire


Sur plus de 200 pays reconnus, 18 seulement disposent d'un territoire plus grand que celui du Québec, lequel couvre une superficie de plus de 1,6 million de km2. À titre comparatif, le Québec est cinq fois plus étendu que le Japon et trois fois plus que la France. Ses richesses hydriques, forestières et minérales comptent parmi les plus importantes au monde.


Une population hautement scolarisée

Plus de 76% de la population du Québec détient un diplôme de niveau secondaire et près de 12% a décroché un diplôme universitaire. Cette proportion de diplômés universitaires se compare très favorablement aux taux observés dans les pays en tête de lice sur ce plan : 10% en Finlande, 7% en Belgique et en Australie, 6% en Italie. Avec ses 7,4 millions d'habitants, le Québec est plus populeux que120 pays qui siègent à l'ONU.


Une économie moderne et compétitive

En terme de capacité économique, le Québec se compare également de façon très favorable à plusieurs pays européens prospères, tels la Finlande, la Norvège, le Danemark, la Suisse, l'Autriche et la Suède. Son produit intérieur brut dépasse les 188 milliards $ et son PIB par habitant surpasse de 6% la moyenne des pays de l'OCDE. Très bien situé géographiquement, le Québec se trouve à proximité du plus grand marché mondial. Dans un rayon de 1000 km de Montréal, on peut compter sur un marché de plus de 100 millions de consommateurs.

Le Québec tassé de la politique fédérale:

En plus de cette réductrice condition de partenaire minoritaire au sein du régime constitutionnel canadien, le Québec est condamné à voir diminuer sa capacité d'influencer les décisions importantes qui le concernent, et cela en raison de l'inéluctable affaiblissement de son poids démographique. Ce facteur revêt une importance capitale à l'aube du 21e siècle (de 50% qu'elle était en 1850 et de 35% en 1867, sa députation au sein du Parlement central approchera les 20% en 2020). Tout cela dans un contexte où l'identité canadienne et l'identité québécoise développent de plus en plus des visions divergentes sur des aspects fondamentaux de la vie nationale. Ce climat de divergence, pour ne pas dire d'affrontement, est néfaste et préjudiciable aux deux communautés nationales du Canada actuel.

Nous ne pourrons développer pleinement notre potentiel économique et social que lorsque nous serons dotés de l'ensemble de nos outils, leviers et ressources financières.

En accédant à la souveraineté, le Québec récupérera la totalité des taxes et des impôts actuellement perçus par le gouvernement fédéral, soit quelque 33 milliards $ annuellement. Finis les débats stériles sur le déséquilibre fiscal, finis les humiliants pèlerinages annuels à Ottawa pour quêter notre propre argent. Fort de ces nouvelles compétences et de ces nouvelles ressources financières, le Québec pourra revoir l'ensemble de son régime fiscal et décider librement de ses priorités budgétaires.
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# Posté le mardi 22 avril 2008 16:16

LA SOUVERAINETÉ

Partie 2.
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# Posté le lundi 24 mars 2008 00:28

Modifié le dimanche 27 avril 2008 13:42